27.09.2006
Un rêve
Il était nuit. Ce furent d'abord, - ainsi j'ai vu, ainsi je raconte, - une abbaye aux murailles lézardées par la lune, - une forêt percée de sentiers tortueux, - et le Morimont grouillant de capes et de chapeaux.
Ce furent ensuite, - ainsi j'ai entendu, ainsi je raconte, - le glas funèbre d'une cloche auquel répondaient les sanglots funèbres d'une cellule, - des cris plaintifs et des rires féroces dont frissonnait chaque feuille le long d'une ramée, - et les prières bourdonnantes des pénitents noirs qui accompagnaient un criminel au supplice.
Ce furent enfin, - ainsi s'acheva le rêve, ainsi je raconte, - un moine qui expirait couché dans la cendre des agonisants, - une jeune fille qui se débattait pendue aux branches d'un chêne. - Et moi que le bourreau liait échevelé sur les rayons de la roue.
Dom Augustin, le prieur défunt, aura, en habit de cordelier, les honneurs de la chapelle ardente, et Marguerite, que son amant a tuée, sera ensevelie dans sa blanche robe d'innocence, entre quatre cierges de cire.
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29.08.2006
Georg Trakl
La neige noire, celle qui s’écoule des toits ;
Un doigt rouge plonge dans ton front
Dans la chambre nue coulent au fond des névés bleus,
ils sont les miroirs défunts des amants.
En morceaux lourds éclate la tête et cherche le sens
des ombres dans le miroir des névés bleus.
Au sourire glacial d’une jeune fille morte.
Dans des parfums d’œillets pleure le vent du soir.
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15.08.2006
L'écriture n'est qu'une indigestion de la parole
Sur la route, les idées presque translucides à cause des phares de l'automobile cyan qui double trop lentement, lumière qui surplombe la tête, crash programmé pour l'an 2000, nous n'existons que par procuration, c'est agréable de ne pas être. Je suis partie de trop loin pour parler de souvenirs qui pourtant ne remontent qu'à hier, ou peut-être qu'en existant plus, le temps s'est figé comme la langue d'Annik sur les glaces roses, elle prenait toujours les roses, l'été chez nos grands-parents. Peut-être que ça ne sert vraiment plus à rien de lire La Théorie du Chaos, parce que comprendre au dehors du temps, c'est un peu le perdre. Tant pis pour le temps gâché, mâché, mastiqué et revomi sur bloc-note. Je suis présente, pédante et j'ai envie de m'affranchir. On me fera l'amour avec les yeux et j'irai faire voir tous ses enfoirés. À reluquage, reluquage et demi. "Vous êtes tous des gros merdeux", ça remonte à cet après-midi, dans l'autobus de ville, j'étais debout avec Louis, l'autobus était bondé parce que les fonctionnaires venaient de terminer leur journée de travail.
Que peut-on contre les fontionnaires? Ils sont là, fidèles, on en parle comme on parle du métier de professeur, qui en sait réellement quelque chose, on rit des formalités et des imprévus, de n'importe quoi, de préjugés, en somme. "VOus êtes tous de gros merdeux" parce qu'en parlant assez fort contre l'inaction des gens envers le conflit au Proche-Orient, en parlant de l'absence de la Harpe nationale au Congrès contre le SIDA, personne n'a réagi. Peuh.
Là, perdue, mon esprit dira de me taire, de traiter mon coeur avant celui des autres. Ma pyramide de Maslow inclue tous les démunis de la terre, il faut qu'ils soient bien avant de pouvoir accéder au stade supérieur, tous ensemble. On m'a toujours dit que j'avais tout. La santé, l'éducation, un toit une famille, etc. Ainsi, ai-je droit de pleurer? Ai-je droit à la tristesse, alors que d'autres n'ont rien? Je ne sais plus. Peut-être faut-il accéder aux problèmes profonds sans contours ni détours, en fonçant, le chemin le plus court entre deux points est l'hypothénuse. Atchou, à mes souhaits, hamdouallah.
Bonne nuit.
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29.05.2006
...
06:25 Publié dans Explorations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Con Art
06:20 Publié dans Explorations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Être
06:15 Publié dans Explorations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vieille Vie
Hé! Vieille vie, belle déesse
Regrettez-vous parfois votre jeunesse?
Ces élans mystérieux du cœur
Ces sourires tapageurs?
Hé! Vieille vie flébile et chaste
Saurez-vous braver la misère, la poisse,
Les ennuis tragiques et les maladies
Puisqu’il vous reste encore à vivre, vieille vie!?
06:07 Publié dans Meine Gedichte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fun in the sun
05:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



